Arrivée à Windhoek
Souvenez-vous, l’année 2020 avait bien commencé. Elle nous réservait de nombreux moments mémorables, avec ces chiffres ronds. Et un virus est arrivé de Chine. Nous l’avons d’abord pris pour une grosse grippe. Puis, c’était plus grave que ce que nous pensions. Après quelques atermoiements, les pays se refermaient sur eux mêmes.
Pendant ce temps là, nous étions en Namibie. Au début, tout allait bien. Et après un vol depuis Lyon, via à Amsterdam et une escale technique à Luanda, la chaleur moite est surprenante.
Pour notre première nuit en Namibie, nous avons choisi un très confortable hôtel aux portes de la ville. Le Windhoek Luxury Suites propose de très belles chambres confortables. Contruit dans un écrin de verdure, et sous forme de lodges, l’adresse est parfaite. Les restaurants sont en face et il suffit de traverser la rue pour trouver une bonne table.
Retrouvez ci-dessous notre programme et notre itinéraire
Sommaire





Jour 1 : Direction Etosha
Après une bonne nuit et un copieux petit déjeuner, la navette de l’hôtel nous ramène à l’aéroport pour prendre possession de notre voiture de location louée chez Europcar. Fort de notre expérience en Afrique du Sud en 2019 (retrouvez notre article ici), nous avons fait le choix d’une voiture plus confortable.




Une rapide formation sur écran sur la conduite dans le désert, le temps de faire les formalités, et nous voilà partis. GPS local conseillé pour éviter les pertes de réseau. Cependant, désormais, vous pouvez charger une e-sim sur votre téléphone avec Saily Sim. C’est bien plus confortable.
Le voyage commence sur une route goudronnée parfaitement entretenue. Le soleil brille, le temps est clair. Petite surprise sur la route, nous sommes arrêtés par la police pour un contrôle. Tout se passe bien. Le policier semble me connaître, moi pas. Nous repartons.
Réserve d’Otjiwa
Après un peu plus de 2h30 de route, nous arrivons à Otjiwa Resort Lodge. Le site est très peu fréquenté et l’arrivée est facile. Après une piste d’environ 1,5 kms, le resort apparait. Chambre simple en mode bungalow, restaurant ouvert sur la nature, piscine accueillante. Nous profitons de ce temps calme.






Sortie Safari dans la réserve d’Otjiwa
Le resort propose des sorties « safari ». Nous avions réservé à l’avance, mais il est possible de le faire sur place. En fin de journée, c’est l’heure du départ dans l’un des véhicules équipés. Nous sommes seuls avec le guide et le chauffeur. C’est pour nous un vrai plaisir. Nous avons déjà fait des sorties en Afrique du Sud. Celle-ci est particulière. Elle est privée.







Le point d’orgue de cette sortie est le pique nique organisé par notre guide, au milieu de la savane, au pied d’un arbre et en hauteur pour avoir une vue à 360 degrés.
Pour finir par un coucher de soleil.

La nuit est calme et reposante. Il est temps de poursuivre notre route vers le parc national d’Etosha. Le parc national d’Etosha est une grande aire protégée de Namibie située dans la région du Kunene, à 400 km au nord de la capitale Windhoek et à 125 km au sud de la frontière avec l’Angola.
Jour 2 : Le Parc National d’Etosha
Créée à l’origine comme une réserve de chasse en 1907, à l’ère de la colonisation allemande, elle couvrait à l’origine 93 240 km2. En 1967, elle obtient le statut de parc national, mais dans l’intervalle sa superficie a été réduite à 22 935 km2. Nous n’avons accès qu’à un tiers du parc environ, correspondant au lac salé asséché du pan d’Etosha. Visité par 200 000 personnes chaque année, Etosha constitue l’un des hauts lieux du tourisme en Namibie et l’une des plus grandes réserves animalières d’Afrique, abritant notamment 114 espèces de mammifères et 340 espèces d’oiseaux.
Nous entrons dans le parc d’Etosha par son entrée Est, par la Von Lindequist Gate. Elle nous donne accès à Namutoni, premier « village » de ce côté de la réserve. Dès les formalités d’entrée accomplies, nous pouvons circuler, à vitesse raisonnable, comme nous le souhaitons. Les premiers kilomètres nous montrent un paysage totalement différent de ce que nous avons déjà vu. C’est beaucoup plat que le parc Kruger, par exemple.










Le lac salé du pan d’Etosha est une vraie particularité. Ici, les oiseaux viennent se poser pour se reposer, mais aussi s’abreuver. Et ils ne sont pas les seuls. Tous les animaux, ou presque, nous font l’honneur de leur présence, malgré la chaleur accablante. Nous ne croisons pas beaucoup de touristes. Et c’est très bien comme ça.
Onkoshi Camp
Pour cette première nuit dans le parc, nous avons réservé une chambre dans le camp d’Ontoshi. L’accès est un peu difficile, par une petite piste étroite. Mais le jeu en vaut la chandelle. En effet, nous sommes au bord du pan. Et notre lodge sur pilotis nous offre une vue à couper le souffle.

Toutes les commodités sont dans le bâtiment principal, dont le restaurant. D’ailleurs, nous sommes prévenus. Il ne faut pas tarder à venir diner. E cela, pour deux raisons; la première est de pouvoir profiter du coucher de soleil; la seconde est qu’à partir de 22h00, il n’y a plus d’électricité.
D’ailleurs, nous n’en avons pas dans notre lodge. Pas de possibilités de charger les téléphones, ni les appareils photo. Heureusement, nous avons pu le faire dans la voiture. Donc, cela n’est pas très grave. Et il ne faut surtout pas manquer le spectacle du soleil qui descend doucement sur le pan, laissant les couleurs changer au rythme du temps.
Jour 3 : Etosha Parc
Pour ce deuxième jour, nous reprenons le chemin inverse pour rejoindre une piste principale. La nuit a été frutcueuse pour ces lionnes qui font un bon festin.

Nous avions fait notre petit déjeuner quelques instants plus tôt. Il ne ressemblait pas à cela, fort heureusement.

La piste nous mène d’un endroit à un autre et grâce au plan que nous avons eu à l’entrée dans le parc, il est aisé de se repérer. Les points stratégiques à découvrir sont bien représentés et nous voyons les animaux dans leur environnement naturel. C’est un vrai régal pour les yeux. De plus, les points d’eau sont les meilleurs spots pour les observer. Ici, ils ne sont pas farouches et ne prêtent guère attention à votre présence.










D’ailleurs, vous le voyez ci-dessus, même les éléphants jouent à cache-cache. Enfin, pas vraiment, voyez ci-dessous. En vérité, il n’est pas si content que ça de nous voir. La photo a demandé un peu de préparation, et surtout le passage en Drive de la boite de vitesse automatique. Dans le bon sens de la marche, le pied sur le frein, prêt à décoller, j’ai attendu qu’il soit assez prêt pour faire son portrait. Qu’en pensez-vous?

Le reste de la journée est consacré à se promener, en voiture toujours et en toute sécurité, au cœur du parc. Au gré des tours et des détours, les animaux montrent le bout de leur museau pour notre plus grand plaisir. C’est toujours un émerveillement de les voir dans leur milieu naturel.
La surprise est toujours de mise quand, après quelques heures de conduite, vous tombez nez à nez avec un arbre remarquable.

Okaukuejo Camp
Pour notre seconde nuit, nous avons réservé au sein de Okaukuejo Camp. Le camp est particulièrement bien aménagé pour les touristes et notre rondavel est assez confortable. Éloigné de l’espace de vie du camp, il est, par contre, proche du point d »eau où viennent s’abreuver les animaux. C’est le spot idéal pour tenter de faire de belles photos. Mais il faut attendre que la nuit tombe pour cela.








Évidemment, un tel voyage ne serait rien sans quelques péripéties. Nous avons subi notre première crevaison. Et comme nous l’a dit un touriste allemand au camp, la moyenne est de 3 crevaisons pour réussir son voyage en Namibie. Restez connectés, vous allez voir si nous allons réussir ce voyage…

Jour 4 : Dernier jour à Etosha. Route vers Grootberg
Pour ce dernier jour, nous avions prévu de sortir à Okaukuejo. Mais finalement, nous prenons la direction de l’Ouest, à travers le parc pour continuer la découverte. Bien nous en prend, car nous serions passé à côté de ce lieu atypique et étrange. Olifantsrus Game Hide raconte l’histoire de la chasse aux éléphants.










Olifantsrus est le camp le plus récent d’Etosha et le premier hébergement du parc à proposer une expérience de camping uniquement. Ici, on se sent un peu plus proche de l’incroyable brousse africaine qui nous entoure.
Situé dans la partie ouest du parc, plus sauvage, plus isolée et auparavant moins utilisée, Olifantsrus se trouve à environ 60 km de Galton Gate, 130 km d’Okaukuejo et 50 km de Dolomite Camp.
Des espèces rares et discrètes comme le rhinocéros noir et l’impala à face noire sont bien implantées dans cette partie plus tranquille du parc.
Outre une expérience plus authentique en pleine nature, Olifantsrus offre un accès incomparable à un magnifique observatoire ultramoderne à deux étages surplombant un point d’eau artificiel devenu particulièrement populaire auprès des éléphants, d’où le nom du camp (qui se traduit par « Repos des éléphants »).
Sortie d’Etosha
Les pistes à l’ouest du parc sont certainement les plus chaotiques que nous ayons prises depuis le début. Heureusement pour nous, cette année, nous avons pris un 4×4 plus confortable. Mais cela n’empêche pas de rester très vigilants. Nous ne sommes pas à l’abri de croiser des termitières géantes.

Mais avant de sortir du camp, c’est comme quand on entre, il faut satisfaire à certaines formalités. Et il faut prendre patience.

Après quelques kilomètres de bitume, nous reprenons la piste. Ici, ça roule bien. Les paysages sont toujours aussi beaux. Nous ne sommes pas encore dans le désert du Namib, mais la steppe le long de cette piste cache parfois quelques animaux isolés.
Mais il faut bien faire attention à ne pas trop s’approcher des bords de la piste, au risque de crever une nouvelle fois. Je parle ici d’expérience, car changer une roue en plein soleil, à + de 40 degrés, n’est pas de tout repos. Dommage, nous n’étions pas loin de notre prochain arrêt.
Grootberg lodge
D’ailleurs, il fallait bien un 4×4 pour monter jusqu’au lodge. Le gardien, au bord de la piste, nous explique comment passer en mode 4×4 court. Sinon, ça ne monte pas. Mais le jeu en vaut la chandelle. En première et au couple, nous attaquons la montée dans un ambiance lunaire. Au fur et à mesure, la végétation se raréfie et les pierres prennent la place.









Le Lodge est situé sur la crête d’un canyon avec une vue à couper le souffle. Les chambres sont toutes tournées vers le ravin, et disposent toutes d’une terrasse. Sans électricité, l’eau chaude est produite par un panneau solaire individuel. D’ailleurs, après le dîner, les membres du personnel vous accompagnent jusqu’à votre chambre, de nuit. Et il est interdit de sortir car vous pouvez croiser quelques animaux sauvages, bien plus dangereux que celui qui se cache dans les pierres de notre chambre.

Mais le Grootberg Lodge n’est qu’une étape sur notre route vers Twyfelfontain. L’équipe de l’hôtel nous a bien aidé pour trouver le prochain point technique pour changer notre roue. Comme nous avons crevé la veille, et que nous n’avons pas d’autre roue de secours, il faut absolument réparer. Enfin, là, il faut carrément changer le pneu. Et, en plein désert, ce n’est pas gagné.




Jour 5 : En route vers Twyfelfontein
Après un temps que nous qualifierons de relatif, mais un peu long, nous reprenons enfin notre chemin. Direction, sans surprise, Twyfelfontain. En effet, les pistes se succèdent et, par conséquent, nous sommes bien souvent seuls dans cette immensité désertique. Cela nous permet, par ailleurs, de faire quelques arrêts photo mémorables.
Et cette route nous réserve parfois également quelques surprises. Sur le bord, nous croisons notamment une girafe ainsi que des vaches. Il est important de ne jamais oublier que nous sommes ici chez eux. En effet, nous ne sommes que tolérés par la faune locale.




Twyfelfontain : Berceau de l’Histoire de l’Humanité
Après une journée complète dans cet environnement unique, nous arrivons au milieu de nulle part.
Twyfelfontein, en Namibie, est un site historique remarquable inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. En effet, il est célèbre pour ses pétroglyphes préhistoriques, qui représentent l’une des plus grandes concentrations d’art rupestre en Afrique. Ces gravures, qui témoignent d’une culture semi-nomade datant de plusieurs milliers d’années, offrent ainsi un aperçu précieux des croyances et modes de vie des peuples anciens. De plus, la région, caractérisée par ses formations géologiques uniques, souligne l’importance de la conservation du patrimoine culturel et naturel. En conséquence, la reconnaissance de Twyfelfontein par l’UNESCO met en évidence la valeur universelle de ce site patrimonial.








C’est aussi l’occasion de faire une nouvelle sortie à la découverte des animaux. En effet, ici, ce sont surtout les éléphants du désert qui sont les plus importants. De plus, en fin de journée, nous prenons place dans l’un des 4X4 aménagés, en compagnie d’une famille espagnole et d’une touriste danoise. Le contact est rapide avec elle, et ainsi, nous partageons quelques expériences de voyage.
Partis vers 16h00, les deux véhicules s’enfoncent sur les pistes. En effet, les talkies-walkies crépitent. De plus, les guides cherchent activement les traces. Soudain, l’un d’eux trouve enfin le chemin des éléphants, et non sans, au passage, nous montrer un autre animal bien caché.

Twyfelfontain : les éléphants du désert
Mais le clou du spectacle arrive, en effet, un peu plus tard. En outre, les éléphants sont là. De plus, le guide nous explique qu’ils peuvent rester plusieurs jours sans boire. En conséquence, ils marchent toute la journée, à la recherche d’une source d’eau. Au milieu du désert, par ailleurs, des fermiers subventionnés créent des îlots pour ces grands animaux. En fait, il leur a fallu construire de grands réservoirs où les éléphants peuvent venir s’abreuver sans détruire toutes les canalisations du village.








Les petits éléphanteaux sont comme des enfants. En effet, ils courent un peu partout sans jamais vraiment s’éloigner de leur mère. De plus, elles avancent sans se retourner ; cependant, elles sont tout de même très vigilantes à la sécurité de leurs petits.
Sunset dans le désert
La promenade se termine par un apéritif en plein air, sur un éperon rocheux. Nous attendons le coucher du soleil pour repartir.
Nous rentrons à l’hôtel juste à temps pour dîner. En effet, les équipes nous attendent pour nous servir. Comme partout, nous mangeons à la lumière tamisée. De plus, le buffet est assez convenable. Cependant, nous ne sommes pas là pour la gastronomie. Après le dîner, nous rentrons à pieds vers notre chambre à la lueur des lanternes.
Dès le lever du soleil, nous profitons de la journée pour prendre un copieux petit-déjeuner. La température est agréable, la lumière douce. C’est parfait pour faire quelques clichés.





Avant de repartir vers la prochaine étape, en effet, le soleil commence à bien éclairer le désert et notre hôtel pour la nuit. Ainsi, nous aurions peut-être dû réserver une nuit de plus pour profiter de cet oasis. Par conséquent, n’hésitez pas à prolonger votre séjour si vous le pouvez. Cela pourrait également être l’occasion de faire une sortie à pieds avec un guide pour mieux découvrir la faune.
Cependant, nous avons déjà fait pas mal de route. C’est donc avec un peu de regret que nous quittons Twyfelfontein. Néanmoins, nous avons encore un peu de chemin à faire. Il est donc temps de reprendre la route, non sans faire quelques photos supplémentaires.







Jour 6 : Plus à l’Ouest
Après quelques heures de route, nous arrivons enfin au bord de l’océan atlantique. Cependant, avant de nous diriger au Sud, vers Swakopmund, nous faisons un détour vers le Nord. Après encore quelques kilomètres d’asphalte que nous avons retrouvé en nous rapprochant de la côte, nous atteignons la célèbre réserve naturelle de Cape Cross.
En effet, la réserve de Cape Cross est renommée pour sa colonie de phoques de Cape qui y nidifient. De plus, elle offre un habitat unique où vous pouvez observer ces fascinants animaux marins dans leur environnement naturel. Non seulement la réserve présente une faune variée, mais elle dévoile également des paysages côtiers spectaculaires ainsi qu’une biodiversité riche. Toutefois, ce que nous ne pouvons pas partager sur ce blog, c’est une odeur pestilentielle qui peut être désagréable.
Il est donc important de se méfier de ces animaux qui peuvent sembler amorphes. En raison de leur nature, il ne faut pas trop s’approcher. En effet, ils sont assez agressifs et défendent leur territoire; par conséquent, nous ne sommes pas vraiment les bienvenus ici.












Finalement, après avoir quelques bouffées nauséabondes, nous reprenons la route vers le Sud. En longeant la côte, nous faisons un petit stop pour quelques photos. Nous n’oublions pas que, malgré le désert environnant, nous sommes au Sud du continent. Et, ici, le vent souffle fort.
Swakopmund
Swakopmund est une ville côtière située en Namibie, connue pour son mélange unique de culture allemande et d’influences africaines. Bordée par l’océan Atlantique et entourée de dunes de sable, elle offre des paysages spectaculaires et une multitude d’activités de plein air, comme le sandboard, la randonnée et l’observation des oiseaux. Swakopmund possède une architecture coloniale bien préservée, avec des bâtiments historiques tels que le musée de Swakopmund et le phare. En tant que principal point d’accès aux parcs nationaux environnants et à la région du désert du Namib, la ville est également un lieu prisé pour les amateurs d’aventures, attirant les visiteurs en quête de sensations fortes et de beautés naturelles.
Nous y élisons domicile pour 3 nuits. Nous avons trouvé une chambre d’hôtes très agréable à quelques minutes du centre-ville. Driftwood Boutique Guesthouse propose 8 chambres très confortables. L’accueil est particulièrement soigné.










Le centre ville de Swakopmund propose plusieurs solutions pour se détendre. La jetée s’avance sur l’océan et se termine par un restaurant de poissons. Il est préférable de réserver pour y dîner. Mais on peut aussi se promener et avancer jusqu’au bout du ponton pour sentir la force des éléments.
Après cette ballade vivifiante, le centre ville présente une architecture totalement différente de ce que nous avons déjà vu en Namibie. Nous retrouvons une ambiance de station balnéaire et touristique.
Nous avons plutôt choisi le restaurant du port, the Tug. Là aussi, la réservation est conseillée. La cuisine est généreuse et savoureuse. L’ambiance est plutôt jeune et branchée. Le service ultra efficace rend l’expérience agréable.
Jour 7 : Sandwich Harbour
Cette nouvelle journée démarre, comme depuis le début, par un délicieux petit déjeuner. Mais ce n’est pas le plus important. Notre guide du jour vient nous chercher à domicile. Puis nous voici partis pour une journée dans les dunes. Il nous faut environ une grosser heure de route pour rejoindre le spot. En chemin, nous faisons un stop pour quelques photos.
L’arrêt suivant nous permettra de voir les flamands roses. Ils sont nombreux ici et pas trop farouches. Les lacs salés font miroiter leurs eaux roses le long de la route qui mène jusqu’aux dunes. Un dernier arrêt à la station service pour dégonfler les pneus de notre 4×4 du jour et nous pouvons attaquer le sable. C’est un vrai régal de rouler à vive allure sur la plage. Et notre guide s’en donne à cœur joie. Les pêcheurs ne sont pas plus dérangés par notre venue que les renards des sables qui se promènent tranquillement.
Les cormorans s’envolent devant le capot de notre land-rover du jour, dans des gerbes d’eau de mer. Ici, le sentiment de liberté est total.
A l’assaut des dunes
Après cette première expérience sur les plages de Sandwich Harbour, nous faisons halte au pied des dunes. Là, notre guide nous explique comment gravir une dune. En fait, c’est simple; il faut monter tout droit. Plus facile à dire qu’à faire, nous ferons quand même quelques petits détours. Et l’effort en vaut le coup. Du haut des dunes, la vue sur le lagon et l’océan vous en met plein les yeux. Le vent souffle fort, mais peu importe. Nous en profitons pour reprendre un peu de souffle et redescendre ensuite vers notre voiture pour une sympathique surprise.














Déjeuner sur le sable
Pendant notre escapade, Léon, notre guide, nous a préparé une table de choix. En mode bivouac, le déjeuner sur le sable est royal. Salade composé et viande séchée, tout est là pour un agréable moment.
Puis il est temps de repartir pour un cours de faune locale. En montant dans les dunes, Léon nous montre comment débusquer des lézards des sables. Il faut avoir l’œil pour les repérer.
La suite de la journée, jusqu’au moment du retour, se passe dans les dunes, à monter et descendre dans une ambiance de ronflement de moteur et de marche avant/arrière.
Arrivés à Swakopmund, nous avons rapporté un souvenir de Sandwich Harbour que nous ne pourrons pas mettre dans nos valises. Mais nous avons bien rigolé de voir que nous sommes revenus un peu plus chargés qu’à l’aller.

Nous profitons une dernière fois de notre adresse préférée, le Tug.









Jour 8 : En route pour le désert du Namib
La suite du voyage nous conduit vers le désert du Namib. Comme nous ne pouvons pas traverser la réserve en ligne droite, nous sommes obligés, à partir de Walvis Bay, de bifurquer vers l’Est. Là, nous reprenons les pistes roulantes de la Namibie, à bonne allure. Les près de 400 kms sont prévus en environ 5 heures, sans compter les arrêts photos, inévitables. La voiture est couverte de poussières et de sable. Pour tout dire, en temps normal, je ne laisse jamais une voiture dans cet état; mais là, c’est dans l’esprit.

ça roule bien, les kilomètres défilent. Nous quittons un peu les vastes étendues de sable pour prendre un peu d’altitude. Le paysage change de physionomie. Les cailloux sont plus présents, et nous passons certaines portions plus étroites. On croise même des motards.
Et c’est surtout l’occasion de poser sous le panneau du tropique de Capricorne.
Solitaire : Un Incontournable
Il est impensable de ne pas s’arrêter à Solitaire. Et cela pour plusieurs raisons. L’une d’elle est de refaire le plein. Dans le désert, quand tu croises une station, tu fais le plein, c’est la règle. Ensuite, parce qu’ici, tu trouves la meilleure Applepie du désert. En même temps, il n’y en a pas d’autres ;). Ensuite, parce que ça fait du bien de faire une halte.
Solitaire est un village pittoresque en Namibie, célèbre pour son atmosphère tranquille et son paysage désertique environnant. Ce petit havre de paix est connu pour sa boulangerie réputée, offrant de délicieuses tartes aux pommes. Nous irons ensuite explorer les vastes dunes de Sossusvlei à proximité et profiter d’une agréable randonnée. Solitaire constitue également un excellent point de départ pour découvrir le parc national de Namib-Naukluft.












Les voitures qui restent ici sont certaines de ne pas repartir. Elles font le charme de la halte. Et les squirrels ne sont absolument pas sauvages.
Mirage Desert Lodge & Spa
Il faut reprendre notre route. Encore beaucoup de route dans le désert, et l’arrivée à l’hôtel est telle un mirage. Le Mirage Desert Lodge & Spa porte bien son nom. Il apparait au détour de la piste et grossit petit à petit. Plus nous nous approchons, plus nous sommes certains de passer un bon moment. Et les surprises ne sont pas finies, bien qu’il me faudra faire un aller-retour à la station la plus proche pour réparer, pour la troisième fois, un pneu crevé.
La forteresse qui s’érige en plein désert cache en réalité un hôtel de grande qualité et un excellent restaurant. C’est vraiment le dépaysement total. Rien à l’horizon que du sable, des dunes et un coucher de soleil.












Deadvlei : La vallée de la Mort
Après une très bonne nuit, nous partons au lever du jour avec notre guide du jour. Nous avons préféré réserver une sortie organisée par l’hôtel plutôt que de prendre notre propre voiture. Cela permet à chacun de profiter du paysage et de ne pas s’occuper de la conduite. De plus, le guide connaît par cœur les meilleures endroits. Nous nous laissons porter.
Dès 7h00 du matin, l’entrée de Sossuvlei est prise d’assaut par les touristes ; ainsi, la file d’attente s’allonge déjà. Heureusement, nous sommes partis peu après 6h00. Une fois le « péage » passé, c’est alors une route goudronnée qui nous attend. Pour commencer, premier arrêt pour voir le lever du soleil. Bien qu’il fasse grand jour, le soleil, lui, n’a pas encore montré le bout de ses rayons. De plus, le ciel moutonneux annonce une belle journée.
Deadvlei : Dune 45
Quelques kilomètres plus loin, après être sorti de la route principale et repris les pistes sablonneuses, nous arrivons au pied de la dune 45, une majestueuse formation de sable aux couleurs chatoyantes qui s’élève à près de 170 mètres. L’ascension est facile au début, et se corse en fur et à mesure de la progression.




Deadvlei : Sossuvlei
Sossuvlei est une célèbre région désertique, située dans le parc national de Namib-Naukluft en Namibie, et elle est connue pour ses dunes de sable incroyablement hautes, qui peuvent atteindre jusqu’à 300 mètres. En effet, formée par le vent au fil du temps, cette zone pittoresque est souvent considérée comme l’une des plus belles du monde. De plus, Sossuvlei signifie « baie des déchets » en afrikaans, un terme qui évoque l’isolement de cette région dépourvue d’eau permanente. En outre, la zone est d’une grande importance écologique, car elle abrite une faune et une flore uniques, adaptées aux conditions arides. Par ailleurs, son histoire est marquée par les cultures ancestrales des San et des Himba, qui ont interagi avec cet environnement depuis des siècles, faisant ainsi de Sossuvlei un lieu chargé de culture et de patrimoine.









L’eau a disparu de cette zone depuis des centaines d’années. Les arbres se sont fossilisés et ne se dégradent pas. Le sentiment est étrange. L’étendue est immense.
Canyon de Sesriem
Sur le chemin du retour, nous faisons donc halte dans un canyon où stagne un peu d’eau. Ici aussi, l’ambiance est étrange et captivante. Ainsi, nous nous enfonçons un peu plus dans le canyon afin de prendre un peu de fraîcheur et, de plus, faire quelques photos mémorables.












De retour à l’hôtel en début d’après-midi, nous profitons de la douceur de l’oasis, et surtout de la tranquillité du lieu (nous sommes seuls), pour déguster une salade fraicheur.

Le reste de la journée sera consacré à la détente. Et à échanger avec notre fille qui est en France. C’est à ce moment que notre vayage prend fin pour cause de COVID 19. La France ferme ses frontières le lendemain; il nous faut rentrer. Le monde se barricade peu à peu. A l’hôtel, la nouvelle est arrivée, mais les employés ne comprennent pas pourquoi nous voulons rentrer dans un pays où il y a déjà plusieurs centaines de décès.
Fin du voyage
Au moment de partir, le lendemain matin, en saluant notre guide, il comprend alors que les touristes ne vont plus venir. En conséquence, il prend conscience que son job est en danger. Ensuite, nous repartons vers la capitale; 600 kms de route. Heureusement, sur la route, nous réservons dans le même hôtel qu’à l’arrivée. Ainsi, nous y attendrons de pouvoir repartir. Cela nous prendra 3 jours et, par conséquent, nous devrons nous débrouiller pour trouver des vols pour Johannesbourg, Paris CDG et Lyon. En fin de compte, c’est certain, nous avons adoré ce voyage. Cependant, il reste un goût amer de ne pas l’avoir terminé. Personnellement, j’ai un vrai coup de cœur pour ce pays. J’espère y retourner un jour.
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