Allemagne · Bavière · Juillet 2026
Lüftlmalerei · Montagne · Gorges · Lacs alpins · Escapade d’une journée
Garmisch Partenkirchen est une destination incontournable pour découvrir la beauté des Alpes bavaroises.
À Partenkirchen, les murs frappent d’abord. Des saints, bergers, archanges, scènes de taverne : chaque façade raconte une histoire. La Zugspitze fait le décor.
Une journée complète pour visiter Garmisch-Partenkirchen : vieille rue de Partenkirchen le matin, centre de Garmisch à midi, tremplin olympique, gorges Partnachklamm, puis Eibsee en fin d’après-midi.

Deux villages, un seul nom : une histoire moins romantique qu’il n’y paraît
Partenkirchen descend de la Parthanum romaine, étape sur la voie Italie-Augsbourg. Garmisch s’est développé autour d’églises et fermes, de l’autre côté de la rivière Partnach.
Deux bourgs rivaux pendant des siècles. Fusion imposée le 1er janvier 1935 par le régime nazi pour les Jeux olympiques d’hiver 1936. Habitants se disent volontiers « de Garmisch » ou « de Partenkirchen ».
Ce n’est pas un simple détail administratif. C’est la clé pour comprendre la ville : deux centres, deux ambiances.
Partenkirchen et la Ludwigstraße : un livre d’images à ciel ouvert
Visite de Partenkirchen avant 10 heures. Ciel bas, nuages accrochés aux sommets. Guirlandes de fanions colorés sur la Ludwigstraße donnent un air de fête.
L’art de la Lüftlmalerei
La Ludwigstraße montre la Lüftlmalerei, peinture murale typique Haute-Bavière et Tyrol. Nom vient de Franz Seraph Zwinck d’Oberammergau au XVIIIe siècle. Technique : fresque sur enduit frais.
Gasthof Fraundorfer : noce villageoise sur toute la largeur, musiciens, danseurs, convives, géraniums rouges. Ludwigs-Apotheke : ocres, rouges sang-de-bœuf, trompe-l’œil. Médaillon aux anneaux olympiques rappelle 1936.
Conseil : levez les yeux mais regardez aussi à hauteur d’homme. Enseignes en fer forgé doré et ciselé sont petits chefs-d’œuvre. Celle de l’auberge Zum Rassen notamment.






Un anachronisme bleu électrique
Au détour d’une façade ocre aux volets bleus : Chevrolet américaine des années 1950. Carrosserie bleu nuit, ailerons chromés, garée sur pavés bavarois. Contraste parfait, meilleure photo matinée.
La Sebastianskirche, au bout de la rue
Ludwigstraße s’achève sur petite église Saint-Sébastien, chapelle ocre au clocher effilé. Construite XVIIe siècle après épidémie de peste. Jardin avec cloche dans l’herbe, grand tilleul offre calme.


Garmisch : fresques, Kurpark et souvenirs de Michael Ende
Vingt minutes à pied pour rejoindre centre de Garmisch. Changement d’ambiance net : rues piétonnes, boutiques de Tracht, terrasses nombreuses. Façades peintes toujours là.
Des fresques jusque sur les boutiques
Marienplatz et rue Am Kurpark : fresques théâtrales. Maison d’angle : saints, anges, moines sur trois côtés, au-dessus épicerie fine. Autre plus sobre : drapeau bavarois à losanges bleus-blancs. Commerce ordinaire sous scènes religieuses.

Bulbe blanc de l’église Saint-Martin domine la place. Silhouette baroque avec montagne en toile de fond. Silhouette résume carte postale bavaroise.
Le Michael-Ende-Kurpark
Michael-Ende-Kurpark porte nom de l’auteur de L’Histoire sans fin et Momo, né à Garmisch 1929. Parc : bassins transparents, horloge florale, conque à concerts tapissée de lierre. Concerts plein air l’été.
Sculptures dans le parc : licorne de pierre couchée, personnage bleu en plein bond, créature ailée surgissant de rocher. Atmosphère de conte fidèle à l’esprit Michael Ende.



Le tremplin olympique : là où l’on s’envole le 1er janvier
Début d’après-midi : stade olympique de ski au sud de Partenkirchen. Piste de réception recouverte de gazon. Tremplins se dressent au-dessus d’une vaste pelouse presque déserte.
Große Olympiaschanze blanche, reconstruite 2007, domine l’ensemble. Chaque 1er janvier : concours du Nouvel An Tournée Quatre Tremplins devant dizaines de milliers spectateurs. Juillet : silence total, pente vertigineuse.
Stade a gardé tribunes et architecture monumentale Jeux 1936. Patrimoine sportif et rappel de l’époque qui l’a vu naître.


La Partnachklamm : la plus spectaculaire des gorges de Bavière
Stade olympique sert point de départ pour Partnachklamm. Vingt à trente minutes de marche le long route forestière, au bord rivière aux eaux laiteuses. Arrivée à l’entrée des gorges.
700 mètres entre deux murs de roche
Soudain la lumière disparaît. Partnach a creusé dans calcaire une entaille d’environ 700 mètres, parois plus de 80 mètres. Sentier taillé à même roche, tunnels et galeries où eau ruisselle. Grondement torrent couvre voix.
Eau d’un bleu turquoise irréel, contraste avec gris sombre parois et vert vif mousses. Par endroits gorge si étroite : fente de ciel entre deux murs pierre.
Passage n’a pas été aménagé pour touristes. Originellement servait flottage du bois. Troncs descendaient le torrent, ouvriers devaient intervenir embâcles. Classées monument naturel 1912, gorges attirent centaines milliers visiteurs annuellement.
Au détour d’une galerie : petite statue Vierge sous auvent. Veille sur passage depuis niche creusée roche. Présence discrète rappelant lieu longtemps dangereux autant que beau.





Conseil : prévoyez veste imperméable même par beau temps. Embruns et suintements mouillent rapidement. Bonnes chaussures : sol tunnels souvent glissant.
Le retour par les alpages
Plutôt que demi-tour : remontons à la sortie par sentier en forêt et passerelles métalliques accrochées pente. Récompense : prairies Graseck avec panorama massif Wetterstein, chalets isolés, troupeau vaches.



Le lac d’Eibsee, au pied de la Zugspitze
Fin d’après-midi : route de l’Eibsee, quinze minutes en voiture de Garmisch. Ciel s’ouvre enfin après nuages toute journée.
La muraille du Wetterstein
Depuis parking : vue saisissante, muraille calcaire gris clair, Zugspitze 2962 mètres point culminant Allemagne. Gare Seilbahn Zugspitze toit forme aile, inaugurée 2017. Téléphérique avale 2000 mètres en dix minutes.
Des eaux couleur lagon
Quelques pas sur sentier bord du lac : réputation Eibsee justifiée. Situé 1000 mètres altitude, affiche nuances vert émeraude au bleu turquoise. Près des rives eau si limpide : chaque galet du fond visible.
Rive parsemée de gros blocs calcaires. Région garde mémoire gigantesque éboulement Zugspitze il y a 3700 ans, façonnant paysage du lac. Assis sur rochers, sans parler : preuve d’un beau lieu.

Conseil : tour complet du lac 7,5 km en deux heures sur sentier presque plat. N’ayez pas temps entier, marchez vingt minutes vers l’ouest : foule se disperse vite, beaux points vue là.
Mes conseils pratiques pour visiter Garmisch-Partenkirchen
🌡️ Quand partir
Été (juin à septembre) idéal pour Partnachklamm, randonnées et Eibsee. Haute saison. Juillet peut être orageux : matin gris, après-midi ensoleillé. Hiver : destination ski majeure Allemagne, gorges se couvrent stalactites.
🚶 Se déplacer
Centres Garmisch et Partenkirchen se parcourent à pied (20 minutes entre deux). Stade olympique 15 minutes, Partnachklamm 20-30 minutes marche depuis stade. Eibsee : voiture plus simple, train à crémaillère Zugspitze s’y arrête (gare Eibsee).
⛪ Les incontournables
- La Ludwigstraße de Partenkirchen et ses façades peintes
- Le centre de Garmisch, l’église Saint-Martin et le Michael-Ende-Kurpark
- Le stade olympique et ses tremplins (Große Olympiaschanze)
- Les gorges de la Partnach
- Le lac d’Eibsee et, si le temps le permet, la Zugspitze
🎟️ Combien de temps et combien coûte la visite de la Partnachklamm ?
Comptez 2h30 à 3h aller-retour depuis stade, 45 minutes gorges, 3h30 retour alpages Graseck. Entrée 10€ adulte, 5€ enfants 6-17 ans. Juin-septembre : 8h-20h (dernière entrée 30min avant fermeture). Vérifiez horaires officiels : fermeture en cas crue ou chutes pierres.
🌅 Points de vue et photos
Ludwigstraße se photographie mieux le matin avant terrasses et voitures. Partnachklamm : désactivez flash, misez mode nuit téléphone. Eibsee : fin d’après-midi offre lumière rasante, ressort turquoise eau et relief Wetterstein.
🍽️ Où manger
Cuisine bavaroise : Weißwurst et Brezn matin, Schweinshaxe ou Kaiserschmarrn midi. Gasthof Fraundorfer : institution proposant soirée animations musique danse traditionnelles. Auberges d’alpage dont Graseck permettent pause retour gorges.
🚗 Comment y aller
Garmisch-Partenkirchen : 90 km sud Munich, 1h15 route A95, 1h20 train régional Munich Hauptbahnhof. Aéroport plus proche : Munich. Frontière autrichienne quelques km, permettant combine Tyrol. Location véhicule : article location voiture aide. Parking Eibsee payant (10€ 4h), se remplit week-ends été.
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Et vous, vous connaissez Garmisch-Partenkirchen ?
Avez-vous monté sur la Zugspitze, traversé Partnachklamm en plein hiver avec rideau cascades glaçées ? Avez-vous adresse recommandée Kaiserschmarrn digne ce nom ? Partagez votre expérience dans commentaires — serais ravi les découvrir !
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